A l’approche du 17 octobre, l’inquiétude se lit sur le visage de plus d’un et la panique se trouve dans le camp des autorités
Port-au-Prince, mardi 16 octobre 2018 ((rezonodwes.com))– Dans une note de protestation, le leader de ODEP-Haïti, Assad Volcy, a dénoncé une campagne d’intimidation déclenchée par la police dans divers quartiers populaires de la zone métropolitaine, à l’approche de la date fatidique du 17 octobre devant marquer le lancement d’un mouvement de revendications sans précédent pour exiger la lumière sur la dilapidation des fonds du programme Petro-Caribe.
Volcy dénonce particulièrement l’arrestation vers 10 heures lundi soir de cinq de ses camarades de combat, des militants de Baz 47, par un groupe de policiers du commissariat de Delmas 33.
« Ils étaient réunis dans leur quartier en train de se détendre quand ils ont été injustement appréhendés par les agents de la PNH », s’est lamenté Volcy qui a révélé que dans d’autres quartiers comme Delmas 30 et Lalue, des personnes ont été blessées par balles par les policiers.
Selon l’ancien bras droit du chef de Pitit Dessalines, cet acte illégal ressemble comme deux gouttes d’eau à ce qui se passait sous la dictature des Duvalier et durant les régimes militaires putschistes qui neutralisaient toute personne ou groupe de personnes ayant des opinions contraires à celles du pouvoir.
Le leader de ODEP-Haïti a exigé la libération immédiate de ses frères de combat et, tout en appelant à une vaste mobilisation aux quatre coins du pays, demande à la police de ne pas verser dans l’arbitraire pour faire plaisir au pouvoir en place.
« La lutte pour retrouver les fonds Petro-Caribe appartient à tout Haïtien conséquent voulant une autre Haïti où la misère ne pourra plus faire la loi », a déclaré Assad Volcy.


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