4 avril 2026
Bilan « Pays Lock » : parmi une quarantaine de manifestants tués, 17 l’ont été d’une balle à la tête
Actualités Société

Bilan « Pays Lock » : parmi une quarantaine de manifestants tués, 17 l’ont été d’une balle à la tête

Mardi 19 mars 2019 ((rezonodwes.com))– Le bilan du mouvement « Pays Lock » du mois de février, est lourd : quarante (40) personnes au moins ont été tuées dont dix-sept (17) de balles à la tête et quatre-vingt-deux (82) autres ont été blessées parmi elles, vingt (20) agents de la PNH.

En effet, selon les informations recueillies par le RNDDH et ses structures régionalisées, pour la période allant du 7 au 17 février 2019, quarante (40) personnes ont été tuées à travers le pays soit par balles, soit à l’arme blanche. Dix-sept (17) d’entre elles, soit plus de 42 %, ont reçu une balle à la tête.

Dans le département de l’Ouest, vingt-sept (27) personnes ont été tuées par balles. Dans le Nord, on a enregistré 3 morts, dans l’Artibonite 2, dans le Sud-Est 3, dans le Centre 1, dans les Nippes 2 et dans le Nord’Est 2.

Dans certains cas, au niveau de la région métropolitaine, des procès-verbaux de constat ont été dressés par des juges de paix de Delmas, de Cité Soleil et de Port-au-Prince. Cependant, faute de pièce d’identification sur certaines personnes tuées, de nombreux cadavres n’ont pas pu être identifiés.

Le RNDDH a également noté que douze (12) stations d’essence, six (6) institutions bancaires, vingt-trois (23) autres entreprises commerciales privées, deux (2) établissements scolaires, un (1) hôpital, une (1) université et sept (7) maisons privées ont été vandalisées et/ou incendiées durant cette période.

En février dernier, des manifestations de rue renforcées par un mouvement de protestation intitulé Opération de verrouillage, ont paralysé toutes les activités du pays, dans un contexte socioéconomique préoccupant, caractérisé par la cherté de la vie, la dévaluation de la gourde, une corruption étatique chaque jour confirmée et une pauvreté extrême, du 7 au 17 février 2019

Les manifestants ont gagné les rues pour exiger la tenue du procès PetroCaribe et le départ immédiat du président de la République, Jovenel MOISE, en raison de son incapacité à diriger le pays dans le respect des droits humains et à influencer positivement les conditions de vie précaires de la population.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.