Au lieu d’une diminution des prix dictée par la baisse record observée sur le marché international, le secrétaire d’État à la Communication, Eddy Jackson Alexis, estime que les prix à la pompe des produits pétroliers devraient faire l’objet d’un ajustement à la hausse (de 56 gourdes), à cause du taux de change
Samedi 22 décembre 2018 ((rezonodwes.com))– Dans une conférence de presse à sens unique durant laquelle les questions des journalistes étaient interdites, le secrétaire d’État à la Communication, Eddy Jackson Alexis, a tenté de réussir là où l’ancien ministre de la culture et de la communication, Guyler C. Delva et le ministre de l’économie et des finances, Ronald G. Décembre, ont tous deux pitoyablement échoué.
L’ancien journaliste de Radio Kiskeya, tout en égrenant un ensemble de chiffres, comme un chapelet de nonne (en s’y emmêlant des fois), a déclaré qu’il est impossible pour son gouvernement de revoir les prix des produits pétroliers à la baisse en dépit de la chute du prix du baril de pétrole sur le marché international.
Eddy Jackson Alexis, pour se justifier, a repris les mêmes refrains entonnés en vain avant et après les 6-7-8 juillet, pour essayer de porter la population à avaler la pilule amère prescrite par le Fonds Monétaire International (FMI) qui avait exigé une hausse brutale de plus de 40% des prix des produits pétroliers sur le marché national.
Alexis a ainsi évoqué les pertes enregistrées dans le cadre de la subvention de ces produits et la décote de la gourde par rapport au dollar américain.
Le porte-parole du gouvernement Tet Kale 2 bis est allé plus loin, pour faire reculer les syndicalistes qui commencent à exprimer des exigences concernant une diminution des prix à la pompe.
Eddy Jackson Alexis a fait comprendre que les prix affichés, au lieu de subir une baisse, devraient en principe être augmentés de 56 gourdes. Vu la décote de la gourde, les prix réels devraient être fixés à 288 gourdes, a lâché Alexis.
La balle est maintenant dans le camp des puissants syndicalistes Changeux Mehu et Duclos Bénissoit qui avaient menacé de passer à l’action après les fêtes, si aucun aménagement n’est réalisé par le pouvoir en place au niveau des prix des carburants et des produits de première nécessité.


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