4 avril 2026
(Vidéo) Entre l’agriculteur-président et le notaire-PM, qui a commis la faute sur la superficie de nos terres
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(Vidéo) Entre l’agriculteur-président et le notaire-PM, qui a commis la faute sur la superficie de nos terres

un billet de la rédaction

Deux hommes de la terre, deux chefs de l’Exécutif haïtien. Et pourtant, ils ne s’accordent pas sur la superficie du pays qu’ils dirigent

 

Dimanche 25 novembre 2018 ((rezonodwes.com))– Les détracteurs du premier ministre disent de lui que c’est un notaire qui aime « nos terres », à tel point qu’on le cite dans maints cas d’expropriation comme celui de la Rue de la Réunion sous la présidence de Michel Martelly.




Dans son adresse à la nation diffusée vendredi soir, Jean-Henry Céant, premier ministre de son état, a estimé la superficie d’Haïti à 27 500 kilomètres carrés, contredisant ainsi son président qui avait déclaré le 24 janvier dernier que la superficie du pays est de 27 750 kilomètres carrés et qu’il va électrifier tout cet espace comme il l’avait promis.

Entrepreneur agricole, le président Jovenel Moïse, propriétaire de Agritrans est aussi un homme de la terre qui lui aussi a eu des démêlés avec des paysans qui se sont plaints d’avoir été chassés de leurs terres dans le processus d’établissement du projet de production de bananes. Il sait donc bien de quoi il parle, lui qui a parcouru toutes les sections communales durant ses 18 mois de campagne et ses 22 mois de présidence.

A qui revient donc les 250 kilomètres carrés non pris en compte par le chef du gouvernement? Un espace équivalent à peu près au territoire de quatre communes de la région métropolitaine, Port-au-Prince, Carrefour, Delmas et Tabarre.

PM Céant fait-il écho à des données de certains officines de la communauté internationale qui s’arrangent pour accorder une partie du territoire haïtien à la République Dominicaine dont les soldats, d’ailleurs, n’ont eu aucune gêne à y opérer des incursions, comme en pays conquis, juste après la nomination du notaire démissionnaire au poste de premier ministre?




Un petit recyclage en géographie ne ferait pas de mal à nos hommes d’état qui pourraient jeter un petit coup d’œil furtif dans les ouvrages scolaires des enfants de quelques-uns de leurs employés, qui contrairement à eux ont consenti à faire confiance au système éducatif haïtien.

Mieux, le numéro un de la Primature a intérêt à virer séance tenante l’ensemble de son entourage pour l’avoir laissé commettre cette bourde, en prenant le contre-pied de celui qui l’a nommé, dans un message pourtant pré-enregistré et qui aurait dû être analysé et filtré.

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