Cet homologue du sénateur-nationaliste Joseph Lambert ayant choisi la destination République Dominicaine pour ses rendez-vous médicaux, peut s’assurer que personne ne viendra lui demander de présenter ses excuses au peuple haïtien pour ses remarques désobligeantes. Son nom est Dionis Sánchez, sénateur élu de la province des Pédernales
Lundi 19 novembre 2018 ((rezonodwes))–Le sénateur Dionis Sanchez qui aurait oublié que le président haïtien Fabre Geffrard eut enseigné en 1860, aux dominicains les règles de l’art dans les correspondances diplomatiques, fait aujourd’hui la leçon aux haitiens encore incapables de prendre en main leur destin.
Sanchez, membre du Parti de Libération dominicaine (PLD), a appelé lundi le gouvernement de Danilo Medina à prendre « toutes les mesures nécessaires pour protéger la souveraineté nationale, en particulier, dans la zone frontalière« , ajoutant que « ces mesures pourraient être drastiques, mais qu’elles permettraient d’éviter à l’avenir un conflit entre les deux pays« .
« Il est à noter que chaque jour qui passe, Haïti devient moins gouvernable, ce pays est un conglomérat de gens sans règles, la plupart sans déclarations et quand il y a une manifestation, cela se termine par le renversement du dirigeant actuel « , a soutenu le législateur dominicain.
[« Fíjense que cada día que pasa, Haití es menos gobernable, es un conglomerado de personas sin reglas, la mayoría sin declaraciones y cuando hay alguna protesta termina en derrocamiento del gobernante de turno”]
Le parlementaire de Pedernales a en outre indiqué que « le boulot le plus important que puisse accomplir l’armée dominicaine dans le pays, consiste à préserver la frontière et que le plus grand nombre de ses effectifs devraient être stationnés sur toute la ligne frontalière. A partir de là, que soit prise une grande décision« .
Port-au-Prince qui, jusqu’à présent, n’a nommé un ambassadeur plénipotentiaire à Santo Domingo, affaiblit davantage les relations diplomatiques entre ces deux pays, vu notre situation géographique stratégique.
L’administration Moise/Céant, « un gouvernement responsable« , selon le PM lui-même, dans sa vaine tentative de sous-estimer l’interdiction qui était faite au président Jovenel Moise de venir dimanche à Vertières, n’a aucun interlocuteur direct pour protester avec véhémence auprès de la Chancellerie dominicaine, contre de telles allégations d’un parlementaire étranger.


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