À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée le 12 juin, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a appelé à une mobilisation accrue pour éradiquer un phénomène qui touche encore près de 138 millions d’enfants à travers le monde.
Dans un message diffusé mercredi, le directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo, a souligné que parmi ces enfants, environ 54 millions effectuent des travaux dangereux susceptibles de compromettre leur santé, leur développement et leur avenir.
Placée cette année sous le thème « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes », la campagne vise à rappeler le droit fondamental de chaque enfant à l’éducation, aux loisirs et à un environnement sûr.
L’appel intervient quelques mois après la sixième Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants, organisée à Marrakech. Les participants y ont adopté un cadre d’action destiné à accélérer les progrès grâce à des mesures axées sur l’emploi décent des parents, l’accès universel à l’éducation, le renforcement de la protection sociale et l’amélioration des mécanismes de contrôle.
Malgré les avancées enregistrées ces dernières années, l’OIT estime que les efforts restent insuffisants pour atteindre les objectifs internationaux. L’organisation exhorte gouvernements, entreprises, employeurs, travailleurs et organisations de la société civile à agir conjointement contre les causes profondes du travail des enfants, notamment la pauvreté, l’exclusion sociale et le manque d’accès à l’éducation.
« Nous devons transformer les engagements en résultats concrets », a déclaré Gilbert F. Houngbo, appelant à une action urgente pour garantir à chaque enfant une enfance protégée.


