Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a mis en garde mercredi contre une aggravation des conflits au Moyen-Orient, estimant que les crises qui secouent la région ne peuvent plus être considérées comme des foyers isolés mais comme les composantes d’un même conflit aux conséquences mondiales.
S’exprimant devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le chef de l’ONU a souligné que les tensions simultanées au Liban, à Gaza, en Syrie ainsi que dans le Golfe persique alimentent une instabilité croissante qui affecte déjà l’économie mondiale, les chaînes d’approvisionnement et la sécurité énergétique.
António Guterres a particulièrement évoqué l’escalade des affrontements entre Israël et le Hezbollah au Liban, qui ont provoqué d’importants déplacements de population et causé de lourdes destructions dans le sud du pays. Il a également réaffirmé qu’aucune stabilisation durable de la région ne serait possible sans une solution politique au conflit israélo-palestinien, plaidant une nouvelle fois pour la coexistence de deux États.
Le secrétaire général s’est aussi inquiété de la guerre opposant depuis plusieurs mois les États-Unis et l’Iran. Selon lui, les affrontements et les attaques contre des navires dans la zone du détroit d’Ormuz font peser un risque majeur sur le commerce international et pourraient entraîner une hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires.
Face à la multiplication des crises, António Guterres a appelé les parties concernées à privilégier le dialogue et les solutions diplomatiques, estimant qu’une extension du conflit aurait des conséquences bien au-delà du Moyen-Orient. « Il n’y a pas de temps à perdre », a-t-il averti.

