Au moins 14 personnes ont été tuées jeudi dans une série de frappes israéliennes menées dans le sud du Liban, selon les autorités libanaises, alors que les tensions persistent entre Israël et le Hezbollah malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis avril.
Les bombardements ont notamment visé les régions de Saïda, Tyr et Nabatiyé, dans le sud du pays. À Saïda, une frappe sur un immeuble résidentiel a fait cinq morts et 21 blessés, d’après le ministère libanais de la Santé.
Une autre attaque menée par drone contre un véhicule sur une route du sud du Liban a tué six personnes, dont deux enfants et leurs parents, selon les autorités sanitaires.
Dans la ville côtière de Tyr, plusieurs frappes ont également été signalées après des ordres d’évacuation adressés à la population. Deux ressortissants syriens, dont un enfant, figurent parmi les victimes.
L’armée libanaise a par ailleurs annoncé la mort d’un soldat dans une frappe israélienne près de Nabatiyé.
Israël a intensifié ces derniers jours ses opérations aériennes et terrestres dans le sud du Liban, après avoir déclaré considérer comme « zone de combat » les territoires situés au sud du fleuve Zahrani.
De son côté, le Hezbollah affirme poursuivre des tirs et des attaques de drones contre des positions israéliennes.
Les deux camps s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu instauré le 17 avril.
Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 3.200 personnes ont été tuées au Liban depuis la reprise des hostilités. Côté israélien, les autorités font état de la mort de 23 soldats et d’un civil travaillant pour l’armée.

