Les États-Unis sont « déterminés » à provoquer un changement politique à Cuba, a déclaré jeudi le secrétaire d’État américain Marco Rubio, au lendemain de l’inculpation de l’ex-président cubain Raúl Castro par la justice américaine dans une affaire remontant à 1996.
Depuis Miami, le chef de la diplomatie américaine a estimé que le système économique cubain était « défaillant » et incompatible avec le maintien du régime communiste actuel. Il a assuré que Washington ne laisserait plus La Havane « gagner du temps », tout en affirmant privilégier une « solution diplomatique » plutôt qu’un recours à la force.
L’inculpation de Raúl Castro, âgé de 94 ans, porte sur un complot présumé visant à assassiner des Américains après la destruction, en 1996, de deux avions civils de l’organisation anticastriste Brothers to the Rescue, qui avait fait quatre morts. À l’époque, Castro occupait le poste de ministre de la Défense.
Cette offensive judiciaire intervient dans un climat de tensions extrêmes entre États-Unis et Cuba, aggravé par les sanctions économiques et le blocus pétrolier imposé depuis janvier par l’administration de Donald Trump.
À La Havane, le président Miguel Díaz-Canel a dénoncé une « manœuvre politique » destinée, selon lui, à préparer une éventuelle agression contre l’île. Pékin a également condamné ce qu’il considère comme un usage abusif des sanctions et des moyens judiciaires américains.
Parallèlement, l’armée américaine a confirmé le déploiement du porte-avions USS Nimitz dans les Caraïbes, alimentant les spéculations sur une montée de la pression militaire autour de Cuba, située à seulement 145 kilomètres des côtes de la Floride.

