Claudia Sheinbaum se retrouve sous une forte pression des États-Unis, qui exigent des mesures plus sévères contre les cartels de la drogue et réclament l’arrestation de plusieurs responsables politiques mexicains soupçonnés de collusion avec le crime organisé.
Le Department of Justice a récemment demandé l’extradition d’une dizaine de personnes, dont Rubén Rocha Moya, accusé d’avoir bénéficié du soutien du cartel de Sinaloa lors de son élection en 2021.
Cette offensive judiciaire place la cheffe de l’État devant un dilemme politique majeur: préserver l’unité de son parti, Morena, ou coopérer pleinement avec Washington au risque d’ébranler son camp.
L’administration de Donald Trump utilise également les négociations commerciales comme levier pour obtenir davantage de concessions du Mexique, dont plus de 80 % des exportations sont destinées au marché américain.
Tout en promettant des enquêtes nationales, Claudia Sheinbaum affirme défendre la souveraineté mexicaine. Mais selon plusieurs analystes, sa réponse aux demandes américaines pourrait définir durablement ses relations avec Washington et la crédibilité de son gouvernement face aux cartels.

