Les Nations Unies ont lancé lundi un vaste projet d’expansion de leur siège africain à Nairobi, un investissement de 340 millions de dollars présenté comme le plus important jamais réalisé par le secrétariat de l’ONU sur le continent africain.
La cérémonie, organisée à l’Office des Nations Unies à Nairobi, s’est déroulée en présence du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, du président kényan William Ruto et de plusieurs hauts responsables internationaux.
Le projet comprend l’inauguration de nouveaux bureaux ainsi que la construction d’un centre de conférence destiné à faire de Nairobi l’un des principaux pôles diplomatiques des Nations Unies, aux côtés de New York et Genève. La capacité d’accueil des conférences passera de 2.000 à 9.000 participants.
« Ces bâtiments témoignent de la place centrale de l’Afrique dans la coopération internationale », a déclaré António Guterres, affirmant que l’ONU devait être « plus proche des populations qu’elle sert ».
Le chef de l’ONU a également dénoncé les déséquilibres persistants dans la gouvernance mondiale, estimant qu’« il n’y aura pas de justice » sans représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité.
Les nouvelles installations, alimentées notamment par l’énergie solaire, doivent permettre au complexe d’atteindre la neutralité énergétique d’ici 2030. Le projet prévoit aussi la plantation de milliers d’arbres indigènes et une amélioration de l’accessibilité du site.
Installé à Nairobi depuis les années 1970, le siège africain de l’ONU abrite notamment le Programme des Nations Unies pour l’environnement et ONU-Habitat.

