Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé lundi à renforcer les efforts sanitaires internationaux après l’apparition d’un foyer d’infection à hantavirus à bord du navire d’expédition MV Hondius, dont les opérations de débarquement se poursuivent en Espagne.
Dans un message publié sur le réseau X, le chef des Nations unies a affirmé que « les efforts sanitaires de la communauté internationale » restaient essentiels pour garantir la sécurité des passagers et de l’équipage, tout en soulignant que le risque actuel pour la population mondiale demeurait faible.
L’Espagne, qui coordonne les évacuations avec l’appui de Organisation mondiale de la santé, a assuré avoir pris « toutes les mesures nécessaires » pour empêcher toute propagation du virus. Selon les autorités sanitaires, deux nouveaux cas positifs — un Américain et une Française — ont été détectés depuis le début des opérations dimanche.
Au total, huit cas confirmés et deux cas probables ont été recensés parmi les passagers du navire. Trois décès ont été signalés à ce stade, dont deux liés à des cas confirmés. Les autorités sanitaires de six pays — l’Allemagne, les États-Unis, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse — suivent désormais la situation.
L’OMS recommande une quarantaine de 42 jours pour l’ensemble des passagers débarqués depuis le 10 mai. Plus de trente membres d’équipage doivent toutefois rester à bord afin de conduire le navire jusqu’à Rotterdam.
Cette crise sanitaire ravive les souvenirs de la pandémie de Covid-19, même si l’OMS insiste sur le fait que le risque de propagation mondiale reste « extrêmement faible ».

