Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé jeudi que les États-Unis avaient subi une « défaite honteuse », dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient malgré un cessez-le-feu fragile en vigueur depuis le 8 avril.
Selon les autorités iraniennes, le blocus maritime imposé par Washington en réponse au verrouillage du détroit d’Ormuz constitue une escalade majeure. Par cette voie stratégique transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a dénoncé une mesure « contraire au droit international » et promis qu’elle échouerait.
Côté américain, Donald Trump a estimé que ce blocus était « plus efficace que les bombardements », laissant planer la possibilité de nouvelles actions militaires. La guerre, déclenchée fin février après une offensive israélo-américaine, a déjà causé des milliers de morts, notamment en Iran et au Liban.
Les répercussions économiques sont immédiates. Le baril de pétrole de référence Brent a brièvement dépassé 126 dollars, un sommet depuis 2022. Pour Fatih Birol, le monde fait face à « la plus grave crise énergétique de son histoire ».
Malgré une trêve relative, les tensions restent vives sur le terrain, notamment au Liban où des frappes israéliennes ont fait plusieurs victimes civiles. Les efforts diplomatiques engagés depuis avril peinent à aboutir, faisant craindre une reprise des hostilités et un enlisement durable du conflit, aux conséquences potentiellement mondiales.

