(Téhéran) – L’Iran a annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de rouvrir partiellement ce passage clé pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Téhéran accuse les États-Unis de maintenir un blocus de ses ports et de se livrer à des « actes de piraterie ». Le vice-ministre des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh a dénoncé une volonté américaine d’« imposer un siège » au pays.
Selon des sources de sécurité maritime, des unités iraniennes ont ouvert le feu sur un pétrolier sans faire de victimes, illustrant la montée des tensions dans cette zone où transite environ un cinquième du pétrole mondial.
Cette escalade intervient malgré des efforts diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit opposant Téhéran à Washington. Le président Donald Trump a affirmé qu’un accord était « proche », tout en maintenant les sanctions.
Sur le terrain, la situation reste instable, notamment au Liban, où l’armée israélienne poursuit ses opérations malgré un cessez-le-feu fragile avec le Hezbollah.
La fermeture du détroit d’Ormuz pourrait avoir des répercussions majeures sur les marchés énergétiques mondiaux et raviver les inquiétudes sur la sécurité des approvisionnements.

