Des élus démocrates et certains républicains expriment des inquiétudes croissantes quant à l’état de santé du président Donald Trump, après des déclarations jugées excessives dans le contexte des tensions avec l’Iran.
Plus de 50 parlementaires ont évoqué la possibilité d’invoquer le 25e amendement de la Constitution américaine, qui permet de suspendre un président jugé inapte à exercer ses fonctions. Parmi eux, le sénateur Chris Murphy a dénoncé des propos « incompatibles » avec un chef d’État en pleine possession de ses moyens.
Cependant, des experts en droit constitutionnel, comme Brian Kalt, soulignent que cette procédure reste hautement improbable en raison de son seuil politique très élevé. Elle nécessite l’accord du vice-président et de la majorité du cabinet, puis un vote des deux tiers du Congrès en cas de contestation.
La Maison-Blanche a rejeté les spéculations, évoquant une polémique politique. Dans un climat partisan tendu, l’hypothèse d’un tel recours apparaît, à ce stade, largement théorique.

