Incapable de débloquer les routes nationales occupées depuis plus de cinq ans par les bandits de « Viv Ansanm », le gouvernement dirigé par le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, punit la population civile en augmentant les prix des produits pétroliers sur le marché local. En guise de réplique, des chauffeurs du transport en commun entament des mouvements de protestation pour obtenir le retrait de la révision à la hausse des produits pétroliers.
La commune de Delmas s’est réveillée lundi sous un mouvement de tension. Des chauffeurs du transport en commun ont bloqué plusieurs axes routiers pour dénoncer l’augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché local. Dans le secteur de Delmas 32, des automobilistes ont paralysé la circulation automobile en érigeant des pneus enflammés sur la chaussée. Des policiers instruits pour libérer la chaussée, ont dû affronter la colère des protestataires.
Les prix des circuits de transport établis par le gouvernement ne reflètent en aucun cas la réalité des prix à la pompe, ont dénoncé des chauffeurs. C’est la grogne entre chauffeurs et passagers après la publication du communiqué du Ministère des affaires sociales et du travail (MAST) fixant les nouveaux tarifs des circuits urbains et interurbains, déplorent les manifestants. La réalité dans d’autres routes stratégiques occupées par les bandits armés est révoltante.
Les tarifs interrégionaux fixés par le gouvernement sont loin d’être appliqués. En raison des postes de péages installés par « Viv Ansanm », sur les routes nationales # 1 et #2, des chauffeurs sont contraints de payer le prix fort pour relier la capitale aux villes de province, à une partie de l’Ouest, au Nord, à l’Artibonite. Les coûts des circuits ont pratiquement triplé, rappellent les chauffeurs critiquant la mesure du gouvernement. Ce dernier, selon les manifestants, incapables de débloquer les routes nationales occupées par « Viv Ansanm », garantir la sécurité de la population, punissent la population, fustigent-ils.
Hervé Noel

