Dr Renaud. Artibonite / Massacre : l’inaction de Fils-Aimé et de Paraison pour éviter le pire, « ils doivent partir s’ils ont le sens du scrupule »
Le directeur exécutif de la NEHRO, Dr Josué Renaud, a dénoncé mardi l’inaction des autorités haïtiennes après le massacre survenu à Jean-Denis, dans le département de l’Artibonite, appelant à des responsabilités au plus haut niveau de l’État.
Selon lui, la réponse de la Police nationale d’Haïti, dirigée par Vladimir Paraison, n’a pas permis d’anticiper ni de contenir l’attaque, en dépit des alertes formulées par les habitants. Il a évoqué une défaillance opérationnelle persistante, aggravée par une communication institutionnelle jugée décalée par rapport à la réalité du terrain.
Le Premier ministre Alix Fils-Aimé est également mis en cause. « Ils doivent partir s’ils ont le sens du scrupule », a déclaré M. Renaud, estimant que la gestion actuelle ne répond pas aux exigences minimales de protection des citoyens.
Le bilan humain demeure incertain. Alors que des sources policières avancent un nombre limité de victimes, des organisations locales et des témoins évoquent des pertes beaucoup plus élevées, ainsi que des habitations incendiées.
La situation à Mirebalais, sous l’emprise de groupes armés depuis près d’un an, illustre, selon plusieurs observateurs, l’érosion de l’autorité publique dans plusieurs régions du pays.
Des critiques ont également été formulées à l’égard des orientations économiques du gouvernement, notamment les discussions relatives à une éventuelle hausse des prix du carburant, jugée inadaptée dans un contexte de forte vulnérabilité sociale.

