Une société qui rejette sa culture, sans idéal ni valeurs républicaines, qui s’engage dans un capitalisme à outrance, tout en oubliant que celui-ci repose sur la productivité. Une société qui aime consommer sans se soucier de ce qui génère la richesse, c’est-à-dire la création de valeur ajoutée. Une société qui abandonne la terre comme source de richesse pour aller travailler pour autrui dans l’agriculture.
Une société raciste envers son semblable, mais qui admire celui qui l’humilie. Une société où le progrès d’autrui est perçu comme une menace. « Gwo nèg se Leta », voilà nos valeurs comme peuple.
Ces pratiques ne restent pas sans conséquences. Pourtant, chaque jour, nous rêvons de changement. Or, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Pour changer, il faudrait donc modifier de paradigme.
C’est là tout le rôle de la communication sociale, malheureusement négligée en Haïti. Il est nécessaire d’opérer un changement de mentalité. François Duvalier avait raison de déclarer : « Sans changement de mentalité, il ne saurait y avoir de progrès social. »
Alceus Dilson, communicologue, juriste
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