L’essor des technologies d’intelligence artificielle, notamment les deepfakes et le clonage vocal, alimente une vague mondiale d’escroqueries sophistiquées, ont alerté des experts réunis lors d’un sommet international sur la fraude organisé par Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et INTERPOL.
Selon ces institutions, des réseaux criminels opérant principalement en Asie du Sud-Est ont détourné des milliards de dollars en ciblant des victimes à travers le monde. Aux États-Unis, les pertes liées à ces fraudes ont atteint 10 milliards de dollars en 2024.
Ces organisations exploitent des outils numériques avancés pour usurper des identités, créer de fausses voix et diffuser des contenus trompeurs, rendant les escroqueries particulièrement crédibles, même auprès de personnes expérimentées.
Au-delà des arnaques, ces réseaux s’inscrivent dans un écosystème criminel plus large incluant blanchiment d’argent, cybercriminalité et traite des êtres humains. Des opérations menées aux Philippines et au Cambodge ont mis en évidence l’ampleur de ces infrastructures clandestines.
Face à cette menace, près de 60 pays, aux côtés d’acteurs technologiques, ont lancé un partenariat mondial pour renforcer la coopération internationale, notamment via le partage de renseignements et des enquêtes conjointes.
Malgré ces efforts, les autorités reconnaissent que la mobilité et l’adaptabilité des groupes criminels compliquent leur démantèlement. Elles appellent à une réponse coordonnée et durable pour contenir ce phénomène en pleine expansion.

