La qualité de l’eau potable consommée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince suscite de vives inquiétudes après les déclarations de Deus Deronneth, Ph.D., qui attire l’attention sur l’absence de suivi gouvernemental à la suite d’un rapport du Ministère du Commerce et de l’Industrie portant sur l’état sanitaire de l’eau traitée distribuée dans la capitale.
Selon ce document rendu public il y a plusieurs semaines, près de 92 % des échantillons analysés présentent des signes de contamination, notamment la présence de matières fécales, exposant ainsi plusieurs millions d’habitants à des risques sanitaires significatifs dans un contexte où l’accès à une eau potable sécurisée demeure déjà précaire dans de nombreux quartiers.
Plus d’un mois après la publication du rapport, aucune mesure administrative n’a été annoncée, déplore Deronneth. Aucune suspension de licence, aucune fermeture d’installation ni aucun dispositif correctif visant les entreprises concernées n’a été rendu public par les autorités compétentes.
Bien au contraire, « Alix Didier Fils-Aimé, au service exclusif du secteur des affaires, a reconduit le ministre du Commerce dans ses fonctions, alors qu’il aurait dû être relevé de ses responsabilités », a déclaré pour sa part Dr Josué Renaud de New England Human Rights Organization.
Enfin, pour Dr Deronneth, l’absence de réaction institutionnelle face à un dossier touchant directement à la santé publique alimente les préoccupations relatives à la gestion des services essentiels et risque de réduire cette alerte sanitaire à un simple épisode médiatique, sans dispositif concret destiné à protéger la population.

