Sommet de la Caricom : Rubio débarque mercredi, le gouverneur Fils-Aimé arrive la veille avec son « pacte national » controversé, financé par la Primature, selon un leader de droits humains et élaboré entre « amis-coquins » et collabos à la Primature
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio est attendu mercredi à l’ouverture du sommet de la Caribbean Community, à Saint-Christophe-et-Niévès, dans un climat régional déjà marqué par les opérations américaines au Venezuela et les tensions géopolitiques croissantes.
Dans ce contexte diplomatique chargé, le Premier ministre de doublure haïtien Alix Didier Fils-Aimé, « le Monsieur 16/100 » en référence au dernier rapport de Transparency International sur l’indice de perception de la corruption, devrait effectuer mardi le déplacement avec un « pacte national » contesté, élaboré entre proches alliés — « copains-coquins » et collabos à la Primature —, et présenté comme un instrument de rassemblement politique.
Selon diverses sources citées par le Dr Josué Renaud, directeur de New England Human Rights Organization, le document aurait été financé à partir des fonds du Trésor public et signé principalement par des employés « au service exclusif de la Primature », décrite désormais comme un espace marqué par de graves pratiques de corruption et de manipulation.
Toujours selon M. Renaud, la démarche s’inscrirait dans une stratégie d’apparat destinée à projeter une image de consensus à la veille de la rencontre régionale. Il rappelle que l’équipe gouvernementale évolue dans un environnement institutionnel fragilisé, pointant le score de 16/100 attribué à Alix Fils-Aimé et au défunt CPT, dans les évaluations internationales de perception de la corruption.
Alors que Washington réaffirme sa présence stratégique dans l’hémisphère, Port-au-Prince tente d’afficher une unité politique interne. Entre diplomatie de puissance et pacte contesté, le sommet du CARICOM s’ouvre sous le signe d’une tension palpable.

