Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a dénoncé, lundi à Genève, une offensive mondiale contre les droits de la personne, marquée par la montée de « la loi du plus fort ». À l’ouverture d’une session du Conseil des droits de l’homme, Antonio Guterres a fustigé une érosion généralisée de l’état de droit, estimant que « les droits de la personne sont sacrifiés, de manière délibérée et stratégique ».
Sans citer de pays, il a évoqué un monde où « les souffrances massives sont admises » et où le droit international est relégué au second plan. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a lui aussi décrit une lutte accrue pour le pouvoir et les ressources, dénonçant la banalisation du recours à la force et la progression de tendances autocratiques.
Les deux responsables ont mis en garde contre l’usage croissant des technologies, notamment l’intelligence artificielle, pour restreindre les libertés et accentuer les discriminations. Ils ont également pointé l’érosion des démocraties, la stigmatisation des migrants et des minorités, ainsi que la multiplication des conflits, citant notamment l’Ukraine, l’Iran et le conflit israélo-palestinien.

