13 février 2026
Groenland : la Russie brandit la riposte, l’Arctique s’embrase à mots couverts
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Groenland : la Russie brandit la riposte, l’Arctique s’embrase à mots couverts

Par Reynoldson Mompoint

Port-au-Prince, le 13 février 2026

Quand Russie parle de « riposte militaire », ce n’est jamais un simple effet de manche.

Cette semaine, Moscou a averti qu’elle répondrait par la force si le Groenland venait à être militarisé ou considéré comme une menace stratégique. Traduction : l’Arctique n’est plus une frontière glacée, c’est une ligne rouge. Derrière la banquise, les intérêts bouillonnent.

L’Arctique : nouveau théâtre de la guerre froide 2.0

Le réchauffement climatique ouvre des routes maritimes jadis impraticables. Le passage du Nord-Est raccourcit les trajets entre l’Asie et l’Europe. Les sous-sols arctiques promettent gaz, pétrole, terres rares. Et chaque puissance veut sa part du gâteau glacé.

La Russie, qui possède la plus longue façade arctique, y a multiplié les bases militaires, modernisé ses infrastructures et renforcé sa flotte de brise-glaces nucléaires. Elle considère l’Arctique comme son arrière-cour stratégique.

Mais en face, l’OTAN étend progressivement son empreinte dans le Grand Nord. L’adhésion récente de pays nordiques a redessiné l’équilibre sécuritaire régional. Le Groenland, territoire autonome du Danemark, membre de l’Alliance, devient alors une pièce maîtresse sur l’échiquier.

Le Groenland : un territoire, mille convoitises

Le Groenland n’est pas qu’un désert blanc. Il est riche en minerais stratégiques indispensables aux technologies modernes : batteries, éoliennes, armements. Les États-Unis y maintiennent déjà une présence militaire à travers la base spatiale de Pituffik (ex-Thulé), pivot du système d’alerte antimissile.

Si une militarisation accrue devait s’y installer — radars avancés, missiles, déploiements permanents — Moscou y verrait un encerclement supplémentaire. Pour la Russie, toute extension militaire occidentale dans l’Arctique équivaut à une provocation directe. Et l’histoire nous a appris que les perceptions stratégiques comptent autant que les réalités.

Une rhétorique qui prépare les esprits

Les mots employés par Moscou ne sont pas improvisés. Ils visent plusieurs cibles : Dissuader toute initiative occidentale au Groenland. Mobiliser l’opinion russe autour d’une posture défensive. Tester les lignes rouges de l’OTAN sans franchir immédiatement le Rubicon.

Dans cette guerre d’ombres, chacun avance masqué. L’OTAN parle de sécurité collective. Moscou évoque la protection de sa souveraineté. Au centre, le Groenland, territoire peu peuplé mais géopolitiquement explosif.

Le monde vers une militarisation des glaces ?

L’Arctique fut longtemps présenté comme une zone de coopération scientifique. Aujourd’hui, il devient un laboratoire de rivalités militaires.

Ce qui se joue au Groenland dépasse la seule île. C’est la recomposition du rapport de force global. C’est la bataille silencieuse pour les ressources du XXIe siècle. C’est l’affrontement indirect entre puissances nucléaires.

Et dans ce jeu dangereux, la moindre erreur de calcul pourrait transformer un avertissement diplomatique en incident armé.

La glace est mince

La Russie prévient. L’OTAN observe. Le Groenland écoute. Mais derrière les déclarations martiales, une vérité demeure : l’Arctique n’est plus un désert stratégique. C’est un baromètre des tensions mondiales.

Et lorsque les grandes puissances commencent à militariser la glace, c’est que le climat géopolitique, lui, est déjà en surchauffe.

Reynoldson Mompoint, Avocat, Communicateur Social, Journaliste

mompointreynoldson@gmail.com

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