10 février 2026
Intronisation de Fils-Aimé avec le support des Américains : la CUTRASEPH et le Jeune Barreau de Port-au-Prince appellent à la vigilance citoyenne
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Intronisation de Fils-Aimé avec le support des Américains : la CUTRASEPH et le Jeune Barreau de Port-au-Prince appellent à la vigilance citoyenne

Port-au-Prince, le 10 février 2026

Position de la CUTRASEPH – Centrale Unitaire des Travailleurs des Secteurs Public et Privé- et du Jeune Barreau de Port -au-Prince sur l’intronisation d’Alix Didier Fils-Aimé le 07 février 2026

Invitation à une réflexion citoyenne approfondie et à une action d’opposition ferme à toute tentative de rééditer le pouvoir autoritaire et rétrograde

Nous avions accueilli favorablement, nous, Directoires de la CUTRASEPH et du Jeune Barreau de Port-au-Prince, l’initiative du collectif « NOU RASANBLE” réunissant diverses Organisations et Regroupements d’Organisations politiques et sociales visant une SEULE PROPOSITION CONSENSUELLE INDIGÈNE de sortie de crise. Cette solution haïtienne envisagée était susceptible de nous protéger de l’intrusion brutale et sans gêne dans nos affaires internes des Ambassades des puissances impérialistes et alliées, ces pyromanes déguisés en pompiers.

Force est de constater aujourd’hui que cette solution haïtienne recherchée et tant attendue par le Peuple haïtien en souffrance mais en lutte, tarde encore à poindre à l’horizon politique. 

Aussi, le consensus national poursuivi n’ayant pas été trouvé avant le 07 février, c’est la solution empoisonnée des Américains et alliés qui nous a été malheureusement imposée à boire avec l’intronisation d’Alix Didier Fils-Aimé. Nous avons observé l’acharnement des puissances tutrices à nous imposer leur poulain, Alix Didier Fils-Aimé. Dès lors, serons-nous étonnés de le voir défendre brutalement leurs intérêts au détriment des intérêts nationaux et même tenter d’imposer un régime de terreur à la Duvalier ?

L’Impératif du réveil d’une vigilance citoyenne 

Etant donné que ni son accointance ni son allégeance aux puissances étrangères ni leur projet de destruction d’Haïti sur une histoire longue n’est un secret pour personne, ni pour le peuple d’Haïti ni pour les peuples frères, le simple fait de cet appui devrait plutôt nous interpeler toutes et tous et réveiller notre vigilance citoyenne.

En outre l’omission dans son discours, à la fois, de l’objet de son mandat, en l’occurrence régler les affaires courantes, de sa durée et la non-reconnaissance de sa responsabilité dans l’échec de la transition de vingt-deux mois aboutissant au 7 février, rien de tout cela n’est innocent.

Président-Premier ministre-Ministre : Un cumul de pouvoirs loin d’être rassurant.

Alix Didier Fils-Aimé s’est présenté comme un nouvel arrivant avec une prétendue « Feuille de Route » en trois points à savoir combattre l’insécurité, réaliser les élections, redresser l’économie alors qu’il a été Premier ministre du précédent pouvoir bicéphale défaillant. De plus, le communiqué/arrêté/décret du 7 février émanant de la Primature fait de Alix Didier Fils-Aimé à la fois le Président, le Premier ministre et le Ministre des Finances autoproclamé, un cas marqué de cumul de pouvoirs aux prévisibles conséquences désastreuses et multiples dont nous avons déjà fait l’expérience douloureuse.

Déjà, l’instrumentalisation de la DCPJ aux fins de persécutions politiques (distribution d’avis de recherche non justifiés), la révocation expéditive de Ministre ainsi que de plusieurs maires frappent à nos portes et annoncent les couleurs d’un pouvoir autoritaire.

Il a précisé dans son discours d’intronisation : ‘’Tranzisyon an poko fini’’. Ce qui revient à dire qu’il s’inscrit dans une logique de continuité de la même transition échouée basée sur l’opacité, la non-reddition de comptes…, transition à laquelle il a participé en qualité de Premier ministre. Donc, la question de transition ultime en vue de remettre Haïti sur les rails ainsi que celle d’un organe de contrôle de l’action gouvernementale dont parle NOU RASANBLE et bien d’autres regroupements d’organisations ne seraient plus de mise. La position publique des différentes organisations prônant une   transition de rupture face à un pouvoir illégitime optant de fait pour une transition de continuité devrait-il se faire attendre ? Pourraient-elles se permettre de garder le silence sans courir le risque d’être complices et d’être discréditées ? 

La CUTRASEPH et le Jeune Barreau de Port-au-Prince invitent le peuple haïtien et notamment les véritables organisations ou regroupements d’organisations politiques, sociales crédibles à une réflexion citoyenne approfondie sur la nouvelle donne politique initiée ce 07 février, émaillée de faits troublants, menaçants, inacceptables et notamment à une action de soulèvement contre toute tentative de réédition de pouvoir autoritaire, rétrograde et dictatorial. 

VIVE HAÏTI ! VIVE LA RESTAURATION DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE POUR UNE HAÏTI RÉELLEMENT INDÉPENDANTE ET LIBRE !

Pour :

La CUTRASEPH : Josué MÉRILIEN                     Le Jeune Barreau de Port -au-Prince : Me. Eddy-Paul FLEURANT

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