Selon le journaliste américain Jake Johnston, l’expression anglaise « to help shore up the prime minister » renvoie à l’idée de consolider, renforcer ou soutenir politiquement le Premier ministre, dans un contexte marqué par la présence de navires de guerre américains dans la rade de Port-au-Prince.
PORT-AU-PRINCE — La présence de bâtiments militaires américains dans la rade de Port-au-Prince intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes et de débats politiques autour du soutien international aux autorités exécutives haïtiennes.
Selon le journaliste Jake Johnston, l’envoi d’un navire de guerre américain s’inscrit parallèlement dans un environnement marqué par des activités de lobbying financées par des ressources publiques haïtiennes. D’après ses affirmations publiées sur les réseaux sociaux, environ 35 000 dollars mensuels auraient été versés durant l’année écoulée pour des actions d’influence politique à Washington au bénéfice du chef du gouvernement de doublure, Alix Didier Fils-Aimé.
Le journaliste indique également que, durant le premier semestre 2025, le même réseau de lobbying aurait travaillé au bénéfice de la famille Bigio, groupe économique majeur en Haïti. Il cite notamment Gilbert Bigio, homme d’affaires ayant fait l’objet de sanctions canadiennes, dans un contexte mêlant relations d’affaires internationales et sphères d’influence politique.
La présence militaire américaine est officiellement présentée comme un appui à la stabilisation sécuritaire et au renforcement institutionnel en Haïti.

