Investiture à la Primature : priorisation sécuritaire et cadrage de la transition gouvernementale
La cérémonie d’investiture du nouveau chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, s’est tenue en l’absence remarquée du Premier ministre sortant, Dr Garry Conille, ainsi que de l’ambassadeur des États-Unis, Dennis Hankins, fait protocolaire ayant suscité diverses lectures politiques et diplomatiques.
Au cours des interventions officielles, les questions relatives à l’insécurité et à l’organisation des élections générales ont dominé l’agenda discursif. Fort d’une expérience dans le secteur privé, le nouveau titulaire de la Primature a réaffirmé sa volonté d’apporter une réponse globale face à la dégradation sécuritaire. Il a appelé à une mobilisation concertée des forces sociales afin d’élaborer des stratégies susceptibles de contenir les groupes armés. À cette fin, il a annoncé la mise en place d’un Conseil national de sécurité (CNS) ainsi que d’un Organe de contrôle de l’action gouvernementale (OCAG), présentés comme des dispositifs institutionnels destinés à soutenir la réussite du processus transitoire.
Depuis la Villa d’accueil, le chef du gouvernement a également pris l’engagement d’organiser des élections reconnues comme régulières, tout en invitant les acteurs nationaux à privilégier l’unité et à réduire les antagonismes politiques. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’entretenir des relations fonctionnelles avec le Conseil présidentiel de transition, tout en réaffirmant l’importance des orientations issues de l’Accord du 3 avril, considéré comme cadre de référence pour l’action gouvernementale.
Les priorités de la transition, telles que formulées par la direction du Conseil présidentiel de transition, s’articulent autour de trois axes : la tenue du référendum constitutionnel, l’organisation des consultations électorales et le rétablissement progressif de la sécurité publique. Il a été rappelé que la composition gouvernementale se voulait représentative de diverses sensibilités politiques et sociales, tout en reconnaissant la nécessité d’ajustements institutionnels afin de consolider l’expérience transitoire et d’assurer le respect de la légalité républicaine.
La cérémonie a réuni plusieurs responsables étatiques, membres du gouvernement, autorités sécuritaires, représentants diplomatiques et acteurs politiques nationaux. La participation d’organisations internationales et de partenaires étrangers a confirmé la dimension multilatérale du processus politique en cours, reflet d’une gouvernance transitoire caractérisée par une forte interaction entre acteurs nationaux et internationaux.

