Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis avaient engagé des discussions avec les autorités cubaines et qu’un accord pourrait en découler, malgré une escalade récente de menaces et de sanctions contre La Havane. « Nous parlons avec le peuple de Cuba, les plus hauts responsables de Cuba », a déclaré le président américain depuis la Floride, se disant confiant quant à une issue diplomatique.
Ces propos contrastent avec la ligne dure adoptée par Washington ces dernières semaines. Après la chute de Nicolás Maduro, principal allié de Cuba, l’administration Trump a renforcé la pression économique sur l’île, suspendant les livraisons de pétrole vénézuélien et annonçant de possibles droits de douane contre les pays exportant du pétrole vers La Havane. Les États-Unis invoquent une « menace exceptionnelle » pour leur sécurité nationale.
La diplomatie cubaine n’a ni confirmé ni démenti l’existence de discussions en cours, rejetant toutefois toute accusation de menace sécuritaire et niant la présence de bases militaires ou de renseignement étrangères sur l’île. La Havane s’est dite disposée à maintenir un « dialogue respectueux » et à relancer la coopération technique, notamment en matière de sécurité et de lutte contre le crime transnational.
Dans ce contexte tendu, le Mexique a annoncé l’envoi d’aide humanitaire à Cuba, tandis que le pape Léon XIV a appelé à un dialogue sincère pour éviter une aggravation des souffrances de la population cubaine.

