Les événements survenus à Minneapolis, où deux personnes ont été tuées par des agents fédéraux de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), ont provoqué une onde de choc aux États-Unis. Longtemps silencieux, plusieurs dirigeants emblématiques de la Silicon Valley, pourtant réputés proches de Donald Trump, ont fini par réagir, avec une extrême prudence.
Alex Pretti, abattu le 24 janvier lors d’une opération de l’ICE, et Renée Good, tuée quelques jours plus tôt, sont au cœur d’une controverse nationale. Si l’administration américaine évoque des menaces graves contre les forces de l’ordre, de nombreuses vidéos diffusées en ligne contredisent cette version officielle et alimentent l’indignation.
Dans un mémo interne révélé par Bloomberg, le patron d’Apple, Tim Cook, s’est dit « profondément bouleversé » et a appelé à l’apaisement, sans toutefois critiquer explicitement la politique migratoire de la Maison Blanche. Il affirme avoir échangé avec Donald Trump et salue sa « volonté de dialogue », un ton bien plus mesuré qu’en 2020 après la mort de George Floyd.
De son côté, Sam Altman, PDG d’OpenAI, a tenu un discours légèrement plus ferme en interne, rappelant que « s’opposer aux abus de pouvoir » fait partie du devoir civique. Lui aussi prend cependant soin d’éviter toute attaque frontale contre le président.
Ces prises de parole illustrent l’embarras des géants de la tech, tiraillés entre convictions affichées et relations étroites avec le pouvoir. D’autres acteurs majeurs du secteur, comme Google, Meta ou Microsoft, n’ont pour l’heure formulé aucun commentaire public.

