Une opération policière menée dans la nuit du 26 au 27 janvier au marché Salomon, au centre de Port-au-Prince, s’est soldée par la mort de huit hommes armés et la saisie de plusieurs armes de guerre. L’intervention, qui s’est prolongée jusque tard dans la nuit, visait un groupe accusé de semer la terreur dans cette zone commerciale stratégique.
Selon les informations communiquées, deux fusils d’assaut — de type AR-15 et M16 — ainsi que quatre chargeurs et du matériel électrique ont été récupérés sur les lieux. Des échanges de tirs ont été rapportés au cours de l’opération, dans un secteur déjà fragilisé par des activités criminelles récurrentes et une forte présence de civils en journée.
Si la police présente l’intervention comme un succès tactique, elle souligne surtout la persistance d’une insécurité armée qui continue de s’implanter dans les espaces économiques de la capitale. Le marché Salomon, point névralgique du commerce populaire, reste régulièrement exposé aux violences, aux rackets et aux affrontements entre groupes rivaux.
Aucune information indépendante n’était immédiatement disponible sur l’identité des personnes tuées ni sur d’éventuelles arrestations. Sur le terrain, commerçants et riverains redoutent surtout des représailles et une reprise rapide des activités criminelles, faute de présence policière durable et de réponses judiciaires effectives.
L’opération rappelle une réalité persistante : au-delà des coups de filet ponctuels, la lutte contre les gangs reste un combat de longue haleine, dans un contexte où l’État peine encore à reprendre le contrôle de zones clés de la capitale.

