24 janvier 2026
États-Unis : le chauffage au bois lié à 8 600 morts prématurées par an
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États-Unis : le chauffage au bois lié à 8 600 morts prématurées par an

Le chauffage au bois est responsable d’environ 8 600 décès prématurés chaque année aux États-Unis, selon une étude publiée vendredi dans la revue Science Advances. Bien que seuls 2 % des ménages américains utilisent ce mode de chauffage, il serait à l’origine de 95 % des émissions de particules fines issues du chauffage résidentiel.

Menée par une équipe de l’Université Northwestern, l’étude estime que près de 20 % de la mortalité attribuable aux particules fines est liée à la combustion du bois. « L’impact est disproportionné par rapport à son usage réel », souligne Kyan Shlipak, auteur principal des travaux. La modélisation, réalisée à une résolution spatiale fine, permet d’évaluer plus précisément l’exposition des populations.

Les effets sanitaires sont multiples. Les particules fines sont associées à des maladies respiratoires chroniques, notamment la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), ainsi qu’à des crises aiguës durant l’hiver. Selon des spécialistes, l’exposition peut avoir des conséquences à long terme, même chez des personnes n’ayant jamais fumé.

Le débat dépasse les frontières américaines. Au Canada, et particulièrement au Québec, plusieurs études de Santé Canada estiment que le chauffage au bois cause entre 1 300 et 4 000 décès prématurés par an. Face à ces constats, certaines villes ont déjà restreint l’usage des foyers au bois, tandis que des appels à un encadrement plus strict — voire à une interdiction — se multiplient, alimentant une controverse croissante entre enjeux de santé publique et traditions énergétiques.

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