À moins d’une quinzaine de jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), les conseillers-présidents ne disposent d’aucune notoriété et moralité pour procéder au renvoi du premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, de l’avis du directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance.
La décision du CPT de renvoyer le chef de la Primature participe d’une manœuvre de boycotter les efforts consentis par le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) pour intensifier la lutte contre le grand banditisme et la criminalité, selon le responsable du RNDDH. En interview avec le journal, le défenseur des droits humains appelle le CSPN à mobiliser la PNH et les FAd’H pour prendre le contrôle de la Villa d’accueil, siège du CPT, afin de bloquer l’accès aux conseillers-présidents. Il appelle également le CSPN à appliquer des décisions administratives dont le rappel des agents de la Police, mobilisés dans la garde rapprochés du CPT.
Le CPT résulte d’une source d’instabilité permanente pour le pays, considère Pierre Espérance. Ce dernier alerte les conseillers-présidents sur les conséquences qui peuvent en découler dans le cadre d’un possible renvoi du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Les proches des membres du CPT qui résident aux États-Unis d’Amérique seront les premières cibles des mesures de sanctions américaines, prévient-il. La révocation d’Alix Didier Fils-Aimé rentre dans le cadre d’un agenda orienté vers l’affaiblissement des forces de sécurité publique et l’ascendance des groupes criminels armés, en difficulté en raison des dispositions adoptées par le CSPN pour entamer leur traque, dénonce-t-il.
À moins de quinze jours de l’échéance du 7 février 2026, l’instance consensuelle de la Présidence ne dispose d’aucune notoriété et moralité pour destituer le chef de la Primature. Éclaboussé par des scandales durant son mandat, le CPT devra partir le 7 février 2026, insiste Pierre Espérance soulignant l’échec retentissant du CPT dans la mise en application de sa feuille de route. Tous les indicateurs macroeconomiques sont au rouge, et les attentes placées n’ont pas été comblées, soutient-il.
Il importe de souligner la mise en garde de l’administration américaine au CPT quant au possible renvoi du chef du gouvernement. Dans une note publique, l’Ambassade américaine prévient les conseillers sur les incidences d’une possible révocation d’Alix Didier Fils-Aimé, dans un contexte aussi polarisant.

