21 janvier 2026
Port-au-Prince : tirs sporadiques, barricades de pneus et mystère
Actualités Politique

Port-au-Prince : tirs sporadiques, barricades de pneus et mystère

Un mouvement de protestation non revendiqué a ébranlé, ce mercredi 21 janvier 2026, la vie sociale à Port-au-Prince. Des axes routiers bloqués, des barricades de pneus enflammés érigés, des activités scolaires et commerciales fortement perturbées, résument un sentiment proche d’une confusion à l’approche de la date du 7 février 2026.

Sur la route de Kenscoff, mercredi de très tôt, des files de véhicules immobilisés sur la voie publique ont été observées. Ce tableau résulte des barricades de pneus et de carcasses de véhicules dressées sur la chaussé dès l’aube. Des policiers mobilisés ont pu réussir à dégager le passage pour faciliter la reprise de la circulation automobile. En parallèle, des tirs sporadiques ont vibré la commune de Kenscoff, les zones de Thomassin, Laboule, Fermathe.  

À Pétion-Ville, non loin du Commissariat, un autobus mis en croix, a entravé la traversée. Des dizaines de motocyclistes, d’automobilistes et piétons ont galéré à se frayer un passage dans une atmosphère de confusion généralisée. Des écoliers en route pour leur classe, ont dû rebrousser chemin en raison du contexte déconcertant qui prévalait, déplorent des parents. Sur le plan économique et administratif, plusieurs entreprises ont dû baisser leurs rideaux de fer. Tableau similaire pour des institutions publiques contraintes de fermer leurs portes prématurément.

À Canapé-Vert, la route principale ouvrant sur le centre-ville de Port-au-Prince, a été bloquée à la circulation. Si des chauffeurs, résolus à traverser la route, ont bravé le grand danger. D’autres ont opté pour des alternatives à cette voie très fréquentée, constate-t-on. Dans l’environnement de la Villa d’accueil, transformée en siège de la Présidence depuis le début de l’année 2024, des manifestants, majoritairement des déplacés forcés, ont tenu un sit-in pour exiger le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février 2026. Les conditions d’hébergement critiques dans les camps de fortune, révoltent les déplacés. 

Aucun groupe social, aucune organisation politique n’a revendiqué le mouvement laissant plané un mystère total. Cependant, tout porte à croire que ce mouvement constitue un aperçu de ce qui attend la nation le 7 février 2026 au cas où les conseillers-président décident de rester en poste. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.