Le verdict tombe aujourd’hui. Un tribunal néerlandais décide qui contrôlera Nexperia, ce fabricant de semi-conducteurs coincé entre deux géants. D’un côté, Pékin et son champion Wingtech. De l’autre, La Haye brandissant la « sécurité économique européenne ».
L’enjeu? Des puces électroniques qui font tourner BMW, Volkswagen et des milliers de véhicules. Sans elles, c’est la panne sèche pour l’industrie automobile du continent.
Retour sur un clash épique. Septembre 2025 : les Pays-Bas dégainent une arme inédite et saisissent Nexperia, propriété chinoise depuis 2019. Motif invoqué : empêcher le transfert de technologies stratégiques vers l’Empire du Milieu. Pékin riposte illico en bloquant les exportations de la filiale chinoise. Résultat : chaos dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, pénuries en Europe.
Aujourd’hui, le bras de fer juridique atteint son paroxysme. Deux scénarios sur la table. Si le juge ordonne une enquête, les administrateurs néerlandais gardent les manettes – avec le risque d’enflammer davantage Pékin. S’il refuse, Wingtech reprend les rênes et l’approvisionnement devrait se normaliser.
Mais à quel prix pour l’autonomie technologique européenne? Réponse dans les prochains jours.

