9 janvier 2026
Tentative d’assassinat de journalistes au Cap-Haïtien : l’UJNH dénonce le silence complice des autorités
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Tentative d’assassinat de journalistes au Cap-Haïtien : l’UJNH dénonce le silence complice des autorités

L’Union des Journalistes du Nord d’Haïti (UJNH) monte au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de silence complice des autorités dans le dossier de la tentative d’assassinat visant plusieurs journalistes au Cap-Haïtien, le 27 décembre 2025.

Les faits, d’une extrême gravité, impliquent des agents de sécurité de la mairie du Cap-Haïtien, accompagnés du policier Allendy Étienne, affecté à la sécurité du maire assesseur Patrick Almonor. Plus de deux semaines après l’attaque, aucune avancée significative n’a été communiquée, renforçant l’inquiétude au sein de la corporation.

Face à cette situation, l’UJNH affirme renforcer la pression sur les autorités judiciaires et policières afin que le dossier soit traité avec la diligence qu’exige la loi. L’organisation réclame une enquête rapide, transparente et impartiale, et exige que toutes les personnes impliquées, sans distinction de statut ou de fonction, répondent de leurs actes devant la justice. Pour l’UJNH, le mutisme des institutions concernées alimente l’impunité et fragilise davantage la liberté de la presse dans le Nord du pays.

Selon le journaliste Hervé Delima, secrétaire général de l’UJNH, cette affaire ne saurait être banalisée ni reléguée au silence. Le dossier est désormais suivi de près par le cabinet d’avocats « Kay Dwa, Kay Lwa », qui s’est engagé à accompagner les journalistes victimes jusqu’au terme de la procédure judiciaire. Les responsables de cette initiative soulignent que toute tentative d’étouffement ou de ralentissement du dossier constituerait une violation grave des principes de justice et de responsabilité publique.

Pour l’UJNH et ses partenaires, l’enjeu dépasse le simple cadre judiciaire. Il s’agit de faire de ce dossier un précédent historique, capable de mettre un terme aux actes de violence, d’intimidation et de barbarie dont sont régulièrement victimes les travailleurs de la presse. L’organisation rappelle avec fermeté que la liberté de la presse est un droit fondamental, non négociable, et que sa protection demeure une obligation incontournable pour les autorités haïtiennes.

Guyno DUVERNE
duverneguyno@gmail.com

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