L’administration Trump a officialisé mercredi un retrait massif des États-Unis de 66 organisations internationales, marquant une nouvelle étape dans le désengagement américain du multilatéralisme. Le décret présidentiel suspend le soutien financier et institutionnel à des agences, commissions et comités, majoritairement liés au système des Nations unies.
Sont particulièrement visées des structures œuvrant sur les questions climatiques, migratoires, démographiques et sociales, ainsi que plusieurs forums internationaux de coopération politique et sécuritaire. Washington justifie ce retrait par une remise en cause de l’utilité, de la gestion et de l’orientation idéologique de ces institutions, jugées incompatibles avec les intérêts américains.
Cette décision s’inscrit dans une série de ruptures déjà amorcées, après la suspension du soutien à l’Organisation mondiale de la santé, à l’UNESCO, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et à l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. Désormais, les États-Unis entendent financer uniquement les organismes qu’ils estiment alignés sur leurs priorités nationales.
Pour de nombreux observateurs, cette approche fragilise davantage un système multilatéral déjà affaibli par les crises budgétaires et géopolitiques. À l’ONU, ce désengagement américain accélère les restructurations internes et force plusieurs agences partenaires à réduire programmes et effectifs, alors que les besoins humanitaires et climatiques continuent de croître à l’échelle mondiale.

