L’opération militaire menée par les États-Unis à Caracas, qui a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier, aurait fait 100 morts, selon les autorités vénézuéliennes. Le bilan a été communiqué mercredi par le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, qui fait également état d’un nombre équivalent de blessés.
« L’attaque contre notre pays a été terrible », a déclaré M. Cabello à la télévision publique, évoquant des pertes humaines toujours provisoires. Les autorités n’ont pas fourni de détails indépendants permettant de vérifier ce bilan, mais plusieurs sites militaires et infrastructures de défense auraient été touchés lors de l’opération.
La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a reconnu une rupture majeure dans les relations avec Washington, évoquant une « tache » sans précédent dans l’histoire diplomatique entre les deux pays. Tout en dénonçant l’intervention américaine, elle a toutefois confirmé la poursuite de discussions commerciales, notamment dans le secteur pétrolier.
Selon Washington, Caracas aurait accepté de livrer entre 30 et 50 millions de barils de brut aux États-Unis dans le cadre d’un accord qualifié d’« historique » par l’administration Trump. Le président américain affirme que les revenus générés devront servir exclusivement à l’achat de produits américains, notamment agricoles et pharmaceutiques.
Malgré la persistance des sanctions, les États-Unis se disent désormais disposés à en assouplir certaines de manière ciblée, ouvrant la voie à un retour encadré du pétrole vénézuélien sur les marchés internationaux.

