PÉROU – JUSTICE : CONDAMNATIONS D’ANCIENS PRÉSIDENTS
La scène politique péruvienne est de nouveau secouée par une série de verdicts visant plusieurs anciens chefs de l’État. Martín Vizcarra, président entre 2018 et 2020, a été condamné à quatorze ans d’emprisonnement pour corruption liée à l’attribution de marchés lorsqu’il dirigeait la région de Moquegua. Pedro Castillo, qui gouverna de 2021 à 2022, a pour sa part écopé d’une peine de onze ans et cinq mois pour conspiration en vue d’une rébellion, après sa tentative de dissoudre le Congrès.
Ces décisions s’ajoutent aux condamnations déjà définitives d’Ollanta Humala, sanctionné pour blanchiment d’argent dans le financement de ses campagnes, d’Alejandro Toledo, reconnu coupable de corruption dans les contrats publics, et d’Alberto Fujimori, condamné pour violations graves des droits humains et pour détournements après son régime autoritaire.
Le cumul de ces dossiers place le Pérou dans une situation rare : plusieurs de ses anciens présidents sont simultanément condamnés, révélant l’étendue des responsabilités pénales engagées au sommet de l’État.

