À l’aéroport international La Aurora, des familles guatémaltèques attendaient le retour de leurs proches expulsés des États-Unis, le 31 août 2025. Mais une décision de justice est venue bouleverser ce processus : la juge fédérale Sparkle L. Sooknanan a suspendu temporairement l’expulsion d’un groupe d’enfants migrants non accompagnés, âgés de 10 à 17 ans.
Selon leurs avocats, ces mineurs avaient déjà été embarqués à bord d’avions, en violation des protections légales. La magistrate a ordonné leur retour dans les centres de réinstallation, insistant sur l’interdiction claire de toute expulsion avant un délai de 14 jours.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large de l’administration Trump visant à expulser près de 700 enfants guatémaltèques. Le gouvernement affirme agir à la demande de parents ou tuteurs, mais les défenseurs des droits contestent cette version, dénonçant une violation des droits fondamentaux et des procédures d’asile.
Le Guatemala a déclaré être prêt à accueillir ces mineurs, tandis que des associations américaines s’inquiètent du risque de maltraitance et de persécution auquel ils seraient exposés. Cette crise illustre la tension persistante entre la politique migratoire américaine et les obligations humanitaires internationales.

