Les autorités de l’État de Géorgia ont confirmé qu’un homme armé a ouvert le feu à plus de 500 reprises sur le siège des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta, dans la matinée du vendredi 8 août 2025. L’attaque, qualifiée de « sans précédent » par le Georgia Bureau of Investigation (GBI), a visé six bâtiments, endommageant près de 150 fenêtres, dont celles du bureau de la directrice des CDC, Susan Monarez.
Le tireur, identifié comme Patrick Joseph White, a été abattu lors de l’intervention policière. Selon l’Associated Press, White souffrait de troubles psychologiques, se disant dépressif et tenant la vaccination contre la COVID-19 pour responsable de son état. Les enquêteurs n’ont pas encore précisé les circonstances exactes de sa mort. Un policier a perdu la vie durant l’assaut.
Sur place lundi, le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Robert F. Kennedy Jr., accompagné de la directrice Monarez et du secrétaire adjoint Jim O’Neill, a présenté ses condoléances aux victimes et au personnel de l’agence. S’il a refusé de spéculer sur le mobile, Kennedy a toutefois rappelé l’importance de « questionner la science et les institutions publiques », affirmant que « la confiance aveugle envers les experts n’est pas un principe de la science ni de la démocratie ».
Ces déclarations interviennent alors que des syndicats dénoncent depuis plusieurs mois un climat de défiance alimenté par des discours politiques polarisants. Yolanda Jacobs, présidente de l’AFGE Local 2883, a accusé certaines figures publiques de « nourrir un environnement propice à la violence ». Dans une lettre ouverte, le syndicat a exigé une sécurisation renforcée des locaux, la dépolitisation de l’agence et un recours accru au télétravail.
L’enquête du GBI se poursuit afin de déterminer l’itinéraire, la préparation et les motivations précises de l’assaillant.

