1 janvier 2026
Haïti – Entretien : François Chavenet, Sylvie Rameau et Nobert François aux Assises de la Communauté des Municipalités de la Péninsule Sud
Actualités Société

Haïti – Entretien : François Chavenet, Sylvie Rameau et Nobert François aux Assises de la Communauté des Municipalités de la Péninsule Sud

Le FEPS fait le point sur les assises du 7 au 9 mai et met le cap sur Camp-Gérard

Entretien avec Francois Chavenet, Sylvie Rameau et Nobert François ayant représenté le Forum Economique de la Péninsule Sud aux Assises de la Communauté des Municipalités de la Péninsule Sud.

Après une ouverture en fanfare médiatisée des activités du Forum Economique de la Péninsule Sud en 2021, on avait observé un silence radio vers la fin de 2023 qui a duré jusqu’en septembre 2024. Pendant trois jours, les cinquante -neuf (59) municipalités de la Péninsule du Sud ont organisé les Assises sur la sécurité et l’investissement, du 7 au 9 mai 2025. Pouvez-vous retracer pour nous le fil des activités ayant conduit à cet évènement ?

Il a fallu prendre un peu de recul pour réaliser un diagnostic organisationnel afin de s’assurer que notre machine soit bien alignée derrière notre vision, notre mission et nos objectifs. Le FEPS, en tant que premier établissement public privé régional de coopération, se positionne comme l’acteur en charge de l’animation et de la concertation autour du Projet Pilote de la Péninsule. Pour plus d’informations, visitez notre site internet : www.peninsulesud.ht

                                                                                        II

Pourquoi ces assises ? 

Le FEPS a répondu volontiers à ses propres frais à l’invitation des cinquante-neuf municipalités qui représentent un de nos piliers et la base sur laquelle repose l’édifice en construction. Ces assises étaient orientées sur la sécurité et l’investissement avec l’accompagnement du MICT. La délégation du FEPS conduite par Francois Chavenet  assisté de Sylvie Rameau et de Nobert Francois a mis en exergue le potentiel hydroélectrique de la péninsule et a attiré l’attention sur la mobilisation des capitaux à travers les investissements directs de la diaspora pour financer la croissance.

Qu’est-ce que les organisateurs espèrent d’elles ?

La conjoncture invite à donner une place centrale à la cohérence territoriale et à l’intercommunalité comme fils conducteurs en matière de sécurité afin de prendre les arrêtés municipaux nécessaires en la matière. C’était aussi l’occasion pour les Universités, des Chambres de Commerce et d’Industrie de la Péninsule de manifester leur indéfectible attachement à la vision du pôle régional de croissance et de la zone économique méridionale 

Quelle est la position de la population et des autorités publiques par rapport à cet évènement ?

La population attend des résultats concrets par rapport à ses besoins et exige le meilleur de la gouvernance tant du secteur privé que du gouvernement. Les autorités locales et centrales étaient parties prenantes. 

                                                                                         III

Pendant l’ouverture de ces assises d, une délégation de la BID conduite par le président Ilan Goldfajn était dans le Grand Nord pour parler d’investissement. Est-ce que cela a dérangé la tenue des Assises des Maires ? 

Pas du tout, les cinquante-neuf municipalités, les universités, le secteur privé et la société civile étaient représentées dans leur grande majorité. La diaspora a aussi participé virtuellement. La société civile a répondu à l’invitation. Ces assises ont fait salle comble à l’UPSAC. 

Que doit-on attendre de ces assises ? 

Un de nos objectifs consiste à créer les meilleures conditions pour trouver la cohésion et la synergies nécessaires entre les acteurs régionaux. En matière de sécurité, il y a aussi urgence de prendre des mesures concrètes pour maintenir la qualité de vie qui structurera de manière pérenne le cadre de notre existence. Nous souhaitons également construire une passerelle entre l’état central et la région afin d’arriver à une meilleure cohérence avec le gouvernement. Il s’agit de créer ce dialogue permanent pour formuler les meilleures propositions en termes de partenariat public privé.

Le FEPS a-t-il prévu d’autres activités de ce genre pour le reste de l’année.  

Comme nous l’avons fait pour la première fois de notre histoire de peuple en 2023, nous souhaitons commémorer en grande pompe l’anniversaire de l’entrevue du Camp-Gérard entre Dessalines et Geffrard. Nous envisageons aussi une caravane pour rencontrer les universitaires à travers le réseau des Universités qui représentent un carrefour intergénérationnel pour faire le lien avec le passe et nous projeter vers le futur.

                                                                                              V

Près de trois ans depuis l’officialisation du FEPS, quel est l’état d’esprit des responsables de cette entité ? 

Une forte conviction anime notre démarche. Nous sommes des signataires convaincus. Nous continuons à planter les semences qu’il nous faut incuber des économies régionales pour recalibrer l’économie nationale. 

Etes-vous toujours aussi motivés aujourd’hui qu’avant ?La motivation est là en dépit et à cause de la situation du pays qui nous interpelle.  Nos piliers commencent à multiplier les initiatives pour attaquer les défis. La mobilisation n’est qu’a son début. Sinon qui assumera les conséquences de cette désespérance ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.