9 janvier 2026
Funérailles d’un Conseil présidentiel kwashiorkor 
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Funérailles d’un Conseil présidentiel kwashiorkor 

Dans une impotence complice, le Conseil présidentiel de transition (CPT) persiste à exhiber ses biceps d’une paramécie microscopique face aux katas énergiques tracés par les terroristes cachés sous le jupon receleur de la perfide communauté internationale. Parallèlement, à chaque fois que la population s’indigne pour exprimer sa sainte colère et ses frustrations par rapport aux conditions infrahumaines qui lui sont infligées, le CPT expose ses muscles d’éléphant. Cette bête à neuf têtes piétine et écrase sa proie comme une banane mure de son poids colossal d’un géant aux dents pourries. À maintes reprises, gaz lacrymogène, plomb artificiel voire des balles réelles sont dégainés dans les fesses des manifestants pour les accueillir dans une hospitalité agoraphobique dans les parages de la Villa d’Accueil. Pourtant, véhicules blindés, armes de grands calibres et munitions ces mercenaires officiels auraient facilités aux terroristes du « Viv-Ansanm » pour accomplir – comme le Blanc le demande – la mission diabolique de déstabiliser Haïti en sabotant ses infrastructures et persécutant sa population. Paradoxal !

En un an, les chiffres des cadavres et des déplacés s’alourdissent, plusieurs infrastructures incendiées, la capitale se vide, le capital humain s’enfuit, la perte des territoires s’accentue. L’autorité de l’État est anéantie dans un océan de confusion provoqué par des requins exotiques qui galvanisent des amphibies indigènes métamorphosés en serviteurs publics autour du projet macabre de l’ultime catastrophe d’Haïti. À chaque étape après le magnicide du 7 juillet 2021, cet orchestre fredonne une dernière strophe du cantique mortuaire plus sonore que les précédentes. Depuis l’acéphalie pilotée dans une arrogante monomanie par Ariel Henry jusqu’à cette plaisanterie présidentielle aux multiples fesses, la population n’a jamais pu fermer les deux yeux pour plonger dans un sommeil en toute quiétude d’esprit. 

Insouciance 

Au sein de ce CPT multicéphale paralysé par une macrocéphalie effrayante, chaque membre « shikata » semble tomber en pleine ceinture par le syndrome de la corruption dégénérative. Le ventre ballonné à l’intérieur de leurs gros cylindrés hermétiquement fermés, telle une grossesse ectopique en perdition, ils pavanent à la Villa d’Accueil dans la vanité et l’invalidité. Ces déshonorables dignitaires qui ont perdu le sens de la dignité essoufflent à court d’oxygène dans la bulle officielle qui serait le seul espace vital qui leur est réservé. Ce collège présidentiel garni d’usurpateurs brille tantôt par son implication dans les exactions financières tantôt par sa tacite omerta dans ce milieu mafieux qui cause de graves préjudices au peuple haïtien. 

Crapules à col blanc ils sont devenus quand dans une apathie totale face aux actes des criminels à col bleu ils gardent un mutisme sépulcral. Ils s’enrichissent dans une course à l’argent facile déchaînée dans les maigres caisses du trésor public. Ces escrocs organisent sous le tapis des ventes de postes aux plus offrants. Ils maintiennent la pratique honteuse et improductive de copinage et de concubinage à la diplomatie. Ils sont impassibles face aux matraquages et déportations illégales que subissent nos compatriotes en terre voisine. Célèbres pour leur tentative de braquage de la Banque nationale de crédit, ces arnaqueurs officialisés détournent également les fonds du service d’intelligence à leurs avantages.

Ce CPT vaniteux et budgétivore ne s’engage absolument dans aucun projet porteur pour changer le tableau socioéconomique et alléger la souffrance de la population. Il ne produit pas un iota de résultat tangible par rapport à sa feuille de route transitionnelle qui consiste à rétablir un climat de sécurité propice à la libre circulation des personnes et des biens avant de pouvoir conjuguer les verbes électoraux. Du train que ça va où les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre sont piégés par la présence maléfique des barbares du Viv-Ansanm, ce ne serait que des terroristes qui s’engageront à faire campagne et à voter. L’échec du CPT est imminent.    

Indécence

Tandis qu’ils se refont une santé en renouvelant leur capital financier et social dans une gourmandise boulimique, les jouisseurs du CPT enlisent le pays dans un échec total. Ils se la coulent douce dans une exubérance paroxysmique au frais de la princesse en détresse pendant que la population boit le calice jusqu’à la lie. Per diem, frais pour épouses, frais de seconde résidence, cartes de débit, cartes de téléphone, frais pour remplir le réfrigérateur, frais pour le déjeuner, le diner et le souper, l’indécence est à son comble. Ces seigneurs de la sinécure auraient oublié de réclamer des frais pour leurs chiens, leurs chats, pour chaque respiration et chaque défécation. 

Au regard de son silence complice ou de sa liaison fatale dans une connivence toxique sinon une inclinaison devant l’autel criminel des yeux vairons de l’Occident pour fermer les yeux dans la livraison des cargaisons d’armes et de munitions à destination des terroristes encensés par le BINUH, le CPT se révèle impotent. Pire, au moment où Haïti languit à sortir de ce duplex infernal d’une crise humanitaire et sécuritaire, les conseillers présidentiels font du pillage et du gaspillage dans les maigres ressources publiques. Ces neuf opportunistes extraits du tambour de cette loterie d’une gouvernance innovante truquée par la CARICOM bernent la population dans un slogan de budget de guerre. Dans les faits, les transgressions des conseillers traduisent plutôt le règne d’une guerre de budgets dont une part substantielle est allouée à des profiteurs qui accaparent les fonds du trésor public en contrepartie d’une imposture onéreuse. 

Impotence

Que produisent ces coucous, comme dirait BIC, constamment assis à l’intérieur de ces cortèges blindés qui naviguent en sirène tonitruante dans les exceptions de quelques centimètres carrés hautement sécurisés de la capitale ? Ces champions de la délinquance financière, qui se croient des VIP à qui tapis rouge doit être déroulé dans les salons diplomatiques, ne valent pas une pipe de tabac sur le plan patriotique. Sous l’administration du CPT, Haïti a connu un déclin encore plus prononcé. La vie est totalement paralysée dans la capitale. L’épisode de l’explosion des drones kamikazes a constitué le seul moment où ces brasseurs du CPT avaient tenté de réveiller le gouvernement pour neutraliser les gangs. Cette aventure était tournée en dérision, car c’était sans une véritable conviction à mettre de l’ordre dans la maison hantée. Comme dans une PlayStation, les dirigeants semblent confondre la vie réelle avec des scénarios virtuels. L’image virale de la télécommande des drones entre les mains du chef du CSPN et du DG de la PNH ressemblait à un jeu puéril. 

S’il y avait effectivement une volonté manifeste de la part de ces présidents usurpateurs de restaurer la paix sociale dans la Cité, ils n’auraient pas opté de déposer l’argent de l’intelligence sur leurs comptes bancaires personnels alors que les forces de l’ordre souffrent d’armes et de munitions pour traquer les animaux du « Viv-Ansanm ». Ces conseillers ravisseurs utilisent de tels fonds à titre personnel pour s’enrichir déloyalement, parallèlement ils font appel à la Vierge Marie pour assurer la sécurité. Ils veulent prendre les enfants du Bon Dieu comme des canards sauvages. En trônant à la Villa d’Accueil neuf têtes de parasites disparates pour monter dans l’imposture ce collège présidentiel truffé d’espiègles, Haïti a été prise entre l’enclume du crétinisme et le marteau du syncrétisme. 

La cacophonie suivie des scandales de pots de vin puis de trahison des plateformes politiques qui les avaient désignés suffisaient pour que ce monstre connaisse une naissance mort-née. En plus des séries d’actes d’immoralité devant conduire à sa mortalité précoce, le CPT n’a fait montre d’aucun cran pour rompre les alliances malsaines entre les animaux enragés parrainés par des patrons de l’Occident et nourris par d’anciens voyous politiques au timon de l’État. Sottise de l’intelligence ou démence de la raison, la société a perçu dans une transparence opaque que cette présidence atypique manufacturée à l’étranger se conforte dans une ample opulence au moment où la population croupit dans une disette indicible. 

À juste titre, l’oraison funèbre de ce CPT budgétivore doué d’une déraison mégalomane et cleptomane sans comparaison aurait dû être chantée bien avant son premier anniversaire. Haïti doit reprendre son destin en main, en plaçant à la tête de l’État des femmes et des hommes honnêtes et courageux, capables d’endiguer cette hémorragie criminelle et de faire échec au projet macabre fomenté par les traîtres de l’Occident. Il n’y a pas moyen de redonner à Haïti ses lettres de noblesse en Haïti sans que sa gouvernance soit définie de manière souveraine, par ses dignes fils.

Ci-gît, un monstre présidentiel à neuf têtes. Il appartient désormais à l’élite intègre d’assurer sa vocation de piloter le pays dans l’autodétermination, sans se soumettre aux dictées suicidaires de l’Occident condescendant. 

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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