Mercredi matin, trois voitures ont été incendiées sur le parking sécurisé de la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Un quatrième véhicule a été brûlé devant le domicile d’un agent pénitentiaire à Aix-Luynes. Dans la nuit, un cocktail Molotov a visé un immeuble de Seine-et-Marne abritant une agente. À chaque fois, le même sigle revient : DDPF, pour « Défense des droits des prisonniers français ».
Déjà tagué à Marseille, Valence ou encore Meaux, ce sigle apparaît également sur une chaîne Telegram revendiquant ces actions comme des réponses aux conditions de détention. Une enquête antiterroriste a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste ».
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, dénonce une « intimidation grave », ciblant directement l’État. Des tirs ont aussi été relevés sur les centres d’Aix-Luynes et Toulon. Pour le gouvernement, l’hypothèse d’un lien avec les réseaux de narcotrafic est sérieusement envisagée.

