Je félicite l’intellectuel et historien haïtien Michel Soukar, l’un des premiers intellectuels à qualifier les gangs d’organisations terroristes en Haïti. Je tiens également à féliciter et à remercier l’ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique, M. Lucmane Delile, et le président de la République dominicaine, Luis Abinader, pour avoir qualifié les gangs d’organisations terroristes. Viv Ansanm ne peut et ne doit pas être considéré comme un parti politique. Les personnes dans les médias haïtiens qui prônent l’idée que Viv Ansanm est un parti politique devraient être identifiées comme des membres de gangs et des terroristes.
L’histoire de Viv Ansanmse se résume aux Tontons Makoute de François et Jean-Claude Duvalier de 1959 à 1986, aux Chimères Lavalas de Jean-Bertrand Aristide de 2001 à 2005 et aux Bandis légaux de Michel-Joseph Martelly de 2011 à 2016. Ces trois présidents sont à l’origine des souffrances que subit le peuple haïtien à l’heure actuelle. Il ne faut pas oublier l’implication de sénateurs, députés, hommes et femmes d’affaires, premiers ministres et autres responsables haïtiens dans la création de cette organisation terroriste appelée Viv Ansanm.
Cette situation chaotique que vit quotidiennement le peuple haïtien comporte de nombreux aspects. Les trois principaux sont :
1) La stabilité politique ne peut être atteinte en Haïti que par un système parlementaire où le Parlement élu par le peuple haïtien choisit le président avec un rôle protocolaire. Le gouvernement est dirigé par un Premier ministre siégeant à la Chambre des députés, comme c’est le cas à Trinité-et-Tobago, en Éthiopie, en Italie, en Allemagne et dans de nombreux autres pays à système parlementaire.
2) Sécurité publique : science de la sécurité publique
3) Développement économique : investissements des Haïtiens en Haïti, de la diaspora haïtienne et de la communauté internationale
La science de la sécurité publique est définie comme un domaine interdisciplinaire qui étudie et applique des méthodes scientifiques pour comprendre, prévenir et atténuer les menaces à la sécurité, notamment la criminalité, le terrorisme et autres risques pour la sécurité publique. Elle intègre des concepts issus de diverses disciplines telles que la criminologie, la sociologie, l’informatique et les sciences politiques.
L’un des éléments clés de la science de la sécurité publique est la police, qui devrait être divisée en trois forces principales afin de mieux servir le pays :
1) Police locale ou police municipale
2) Soutien à la police locale ou police nationale
3) Police d’enquête ou police judiciaire
La science de la sécurité publique a nécessité la réorganisation de la police nationale haïtienne en trois forces distinctes : la police municipale, sous la direction des différents maires du pays, et le conseil municipal de chaque commune ou ville. Un commissariat de police nationale dans chaque arrondissement des 42 arrondissements du pays.
La DCPJ, ou Direction nationale de la police judiciaire, devrait être une force de police indépendante dotée de son propre directeur et d’un commissariat dans chaque chef-lieu de chacun des 10 départements du pays.
Viv Ansanm, en tant qu’organisation terroriste, n’est pas aussi puissante qu’on le pense. Sa puissance réside dans le fait que chaque gang contrôle une région spécifique de la capitale ou du pays. Par exemple, Barbecue est à Bas Delmas, Lanmo San Jou à Croix des Bouquets, Gran Griff à Bas Latibonite, Izo à Village de Dieu et Vitelhomme à Pernier et Tabarre. Ce type de contrôle leur confère le pouvoir de nuire au pays et au peuple haïtien. Une fois la police organisée de manière similaire, avec des polices municipales, une police nationale et une police d’enquête, Viv Ansanm sera terminée. Ce modèle de police à trois branches est un succès aux États-Unis, au Canada et en France.
Archange Deshommes
…..Auteurs de plus de 70 articles sur Haïti et le monde
…..Consultant en crise politique et sécurité publique
….Fondation Idées Pour Réformes
…..Adeshommes@hotmail.com / 786-768-3000

