Haiti face à la guerre des gangs : l’heure de la mobilisation nationale
La situation en Haïti a atteint un niveau critique. Les gangs armés, qui opèrent en toute impunité depuis des années, ont transformé le pays en un champ de bataille. Meurtres, enlèvements, pillages : le peuple haïtien vit sous le joug de ces groupes terroristes qui n’ont cessé d’étendre leur emprise.
Face à cette désintégration de l’ordre public, une réponse radicale s’impose. Fritz Jean, en sa qualité de dirigeant appelé à restaurer l’état de droit, doit mobiliser la jeunesse haïtienne sous les drapeaux.
L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action. Haïti ne peut pas continuer à attendre l’aide internationale comme un sauveur providentiel. La solution doit venir de l’intérieur, avec une mobilisation générale de la population. Si les forces de l’ordre sont dépassées, alors il faut renforcer leurs rangs. Dans un contexte aussi extrême, un appel sous les drapeaux devient une nécessité impérieuse. Il s’agit non seulement de rétablir la sécurité, mais aussi de réaffirmer la souveraineté du pays face à ceux qui cherchent à le démanteler.
Mobiliser les jeunes, c’est aussi leur redonner un rôle central dans la reconstruction nationale. Trop longtemps abandonnés à leur sort, laissés sans avenir, nombre d’entre eux rejoignent les rangs des gangs faute d’alternatives. Leur offrir un cadre structurant, une formation, un but : c’est la seule manière d’éviter que cette spirale infernale ne continue.
Mais cet appel sous les drapeaux doit s’accompagner d’une vision claire. Il ne suffit pas d’armer des citoyens et de les envoyer au combat sans stratégie. Il faut une structure, une formation militaire sérieuse, un encadrement rigoureux. L’armée haïtienne, démantelée depuis les années 1990, pourrait être réorganisée pour devenir le rempart dont la nation a besoin.
Ce combat n’est pas seulement militaire, il est aussi symbolique et moral. L’Haïti d’aujourd’hui doit choisir entre la soumission aux gangs et la résistance collective. Un pays ne peut survivre sans ordre ni autorité. Fritz Jean doit comprendre que son rôle ne se limite pas à gérer une crise : il doit incarner l’élan d’un peuple prêt à reprendre son destin en main.
La guerre contre les gangs n’est pas une fatalité. Elle peut être gagnée si une volonté politique forte s’affirme, si la jeunesse est mobilisée et si l’État reprend ses droits. Haïti a déjà traversé des tempêtes, mais elle ne se relèvera que si ses fils et ses filles décident de se battre pour elle. Il est temps d’agir.
Elensky Fragelus

