Le parquet financier français a requis jeudi une peine de sept ans de prison, assortie d’une amende de 300 000 euros et de cinq ans d’inéligibilité, contre l’ancien président Nicolas Sarkozy. Ce dernier, accusé d’avoir bénéficié de fonds libyens pour sa campagne présidentielle de 2007, a accueilli ces réquisitions avec un visage fermé.
Les anciens ministres Claude Guéant et Brice Hortefeux, considérés comme des intermédiaires dans ce dossier, risquent respectivement six et trois ans de prison. L’accusation les accuse d’avoir facilité un pacte de corruption avec Mouammar Kadhafi.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) après sa condamnation définitive à un an de prison ferme en décembre dernier pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire « des écoutes ». Son avocat, Me Patrice Spinosi, a confirmé cette démarche sans détailler les arguments avancés. Depuis février, l’ex-président purge sa peine sous bracelet électronique.

