Les gangs en Haïti intensifient leurs attaques contre les médias, cherchant à les « réduire au silence », alerte l’UNESCO. Les journalistes et leurs locaux sont méthodiquement ciblés, détruits et incendiés, rendant l’exercice de la profession de plus en plus dangereux.
Eric Voli Bi, représentant de l’UNESCO en Haïti, rappelle que plusieurs journalistes ont été tués récemment, tandis que des chaînes de télévision et radios ont été pillées en pleine flambée de violences. Leur objectif est clair : empêcher la diffusion d’informations sur les atrocités qu’ils commettent, comme le massacre de plus de 200 personnes en décembre.
Face à cette crise, l’UNESCO met en place des programmes de soutien psychosocial et cherche à fournir un appui matériel, notamment des gilets pare-balles. L’agence travaille aussi sur la restructuration de la télévision nationale pour garantir une presse libre et indépendante.
Avec l’instabilité politique et l’absence de médias étrangers pour témoigner de la situation, Haïti traverse une période critique où la liberté de la presse est plus menacée que jamais.

