13 janvier 2026
Célébration du 8 Mars : la conseillère-présidente Régine Abraham conspuée à l’Hôtel Caribe
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Célébration du 8 Mars : la conseillère-présidente Régine Abraham conspuée à l’Hôtel Caribe

Des militantes féministes reprochent à la conseillère-présidente Régine Abraham son manque d’engagement aux côtés des femmes. Siégeant en tant qu’observatrice au Conseil présidentiel de transition (CPT), elle n’a jamais pris fait et cause pour les femmes victimes de la terreur des gangs, hébergées dans des conditions révoltantes dans des camps de fortune à Port-au-Prince, selon les protestataires.

Au milieu d’un tohu-bohu, la conseillère-présidente Régine Abraham s’est efforcée, samedi, de prononcer son discours de circonstance lors de la cérémonie officielle dédiée à la Journée internationale des droits des femmes à Port-au-Prince. La raison : un groupe de militantes féministes présentes à l’Hôtel Caribe ont chahuté la représentante du Rassemblement pour une Entente Nationale (REN) au CPT, la jugeant insensible à la cause des femmes.

Depuis plus de dix mois, Régine Abraham siège au CPT sans avoir montré la moindre empathie à l’égard des victimes de la violence des gangs et des déplacées forcées, dont la majorité sont des femmes, piliers de la société. Pas une note de condamnation, pas une prise de position personnelle pour exprimer sa solidarité envers ces femmes durement éprouvées par l’insécurité et la privation de toute sorte. Pour certains membres de l’assistance, sa présence et son allocution lors de l’événement représentaient un affront à la lutte pour le respect des droits et de la dignité des femmes.

Bien que désignée en tant que membre observateur au CPT, Régine Abraham, comme les autres membres disposant du droit de vote, bénéficie des mêmes privilèges et avantages. Cependant, l’utilité et l’influence des deux membres observateurs au sein de cette structure présidentielle de consensus restent encore floues. Aucun rapport sur le fonctionnement du CPT, aucune prise de position sur les divers scandales ayant secoué le Conseil n’a été signalée, ont dénoncé haut et fort les militantes féministes.

La cérémonie consacrée à la célébration du 8 mars à l’Hôtel Caribe s’est déroulée en présence de la représentante spéciale du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres, et cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), Maria Isabel Salvador, de la ministre à la Condition féminine, Pédrica Saint-Jean, de la ministre des Sports et de l’Action civique, Niola Lynn Sarah Dévalis Octavius, du ministre de l’Éducation nationale, Augustin Antoine, ainsi que des représentants du Conseil municipal intérimaire de Port-au-Prince et des membres de la société civile, entre autres.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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