par Henry Beausejour
Chaque année, la diaspora Haïtienne injecte des milliards de dollars dans l’économie nationale. Ces transferts ne sont pas de simples gestes de solidarité familiale ils constituent l’un des piliers les plus stables de l’économie Haïtienne, soutenant la consommation, l’éducation, la santé, le logement et la survie quotidienne de millions de citoyens.
Pourtant, cette contribution majeure contraste douloureusement avec la marginalisation politique persistante de la diaspora. Alors que son impact économique est reconnu par les institutions internationales, son droit fondamental à la participation démocratique notamment le droit de vote demeure largement ignoré ou reporté par les autorités haïtiennes.
Cette contradiction révèle une hypocrisie institutionnelle préoccupante accepter les ressources sans reconnaître pleinement les citoyens qui les génèrent. Une nation ne peut durablement se construire en dissociant contribution économique et inclusion civique. La démocratie ne saurait être sélective.
Reconnaître la diaspora ne signifie pas seulement saluer ses transferts financiers ; cela implique de l’intégrer dans la gouvernance, la réflexion stratégique et la reconstruction nationale. L’avenir d’Haïti dépend d’un pacte renouvelé entre le pays et ses enfants, où l’engagement économique va de pair avec la reconnaissance politique et le respect des droits.
La diaspora n’est pas un acteur périphérique. Elle est une composante essentielle de la nation Haïtienne.
Henry Beaucejour, MBA
President of Haitian American Chamber of E-commerce

