Sans un plan de sécurité coordonné et des stratégies adaptées au contexte sécuritaire, la solution au règne du banditisme en Haïti restera vœu pieux, préviennent des voix avisées. Ces observateurs appellent à l’application des mesures fortes visant à épargner les policiers des exactions des gangs.
Le policier Fito Laguerre, affecté à la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS), a été assassiné ce mercredi par des bandits de la coalition «Viv ansanm». Selon les informations collectées, la victime issue de la 32è promotion de la Police nationale d’Haïti (PNH) a été touché dans l’abdomen lors des échanges avec les malfrats qui entendaient progresser dans la zone de Fort-National.
Il est rapporté également le cas d’un membre de la brigade d’autodéfense de Fort-National blessé par balle et transporté par la suite à l’hôpital. Selon un habitant de Solino, son diagnostic vital est engagé. Les rares résidents de Solino, Fort-National qui résistaient à la terreur des gangs ont dû déserter leurs maisons.
Au regard de la défaillance du système sanitaire, mis à l’épreuve de la violence armée des gangs, les blessés conduits à l’Hôpital universitaire La Paix, galèrent à bénéficier d’une prise en charge adéquate. L’Association médicale haïtienne (AMH), dans un dernier rapport publié a fait mention de plus d’une dizaines d’hôpitaux attaqués, vandalisés et incendiés par les gangs.
Entre-temps, dans les quartiers de Nazon, Solino, Fort-National, Poupelard la progression des bandits de la coalition criminelle «Viv ansanm» fait craindre le pire. Malgré l’installation du quartier général de la Brigade d’opération et d’intervention départementale (BOID) à Soline, la présence des agents de l’ordre peine à limiter l’envahissement des criminels.
Hervé Noël

