À Kenscoff, la violence armée s’est intensifiée durant les dernières 72 heures, faisant craindre l’inscription définitive de la commune sur la liste des nouveaux « territoires perdus ». La Police nationale d’Haïti (PNH) continue d’essuyer des revers face aux bandits de la coalition « Viv ansanm », sans formation militaire ni plan de combat.
L’assassinat, dans la soirée du lundi 16 février, du policier John Peter Scheinder s’ajoute à la liste des victimes de la terreur des gangs à Kenscoff. Selon le porte-parole adjoint de la PNH, Lionel Lazare, le policier de l’Unité temporaire antigang a été tué dans des affrontements avec des bandits qui tentaient de progresser dans la commune. D’autres sources non officielles rapportent que la victime a été touchée au cou avant de rendre l’âme à l’hôpital.
Parallèlement, des images virales sur les réseaux sociaux montrent une démonstration de force des bandits armés de « Viv ansanm », revendiquant la saisie de deux blindés à Kenscoff. Les criminels jubilent après leurs actes avant de mettre le feu aux véhicules, pouvait-on observer. Confortables, les malfrats de « Viv ansanm » défient les policiers déployés dans la commune pour empêcher la mise en application de leur plan criminel.
Quelques heures avant cette déroute, le service de presse et des relations publiques de la PNH avait annoncé que les forces de l’ordre étaient à pied d’œuvre à Kenscoff. Aucun détail sur le bilan de l’intervention policière à « Kafou-Bèt », Bélot, Godet et Souçailles n’a été communiqué par l’institution policière.
Hervé Noël
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